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Bitcoin et les Cypherpunks

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Pour comprendre le lien entre les cypherpunks et Bitcoin, on doit d’abord comprendre l’histoire du mouvement cyberpunk. On pourrait dire que le mouvement a commencé avec les libres d’auteurs tel qu’Isaac Asimov ou avec ARPAnet. Les premiers cyberpunks onts favorisé le développement de ce qui allait devenir l’Internet, puis ils se sont séparés en différents groupes de développeurs et de hackers.

Des années 1960 jusqu’à la fin des années 1980, les cyberpunks ont supporté et élevé le developpement embryonaire d’Internet jusqu’à ce qu’il devienne le World Wide Web (WWW), et sa contre partie le Dark Web. Au cours du développement du web, un groupe de cyberpunks s’est penché sur le lien entre la vie en ligne et la protection des renseignements personnels. Ce groupe, plus tard nommé « Cypherpunks » par Judy Milhon, a commencé à avoir des rencontres dans la compagnie Cygnus Solutions, fondée par John Gilmore. Lui et ses collègues Eric Hughes et Timothy C. May formaient le noyau de ces rencontres. Ce terme « Cypherpunk », un mot valise composé de « cipher » et « cyberpunk », deviendra un terme formel en 2006 où il sera inclu dans le dictonnaire Oxford English.

Sous-culture ou contre-culture?

Bien que certains réfèrent aux cypherpunks comme étant une contre-culture, le terme sous-culture serait plus approprié. Alors qu’une sous-culture explore en profondeur un aspect particulier d’une culture plus populaire, une contre-culture va à sens inverse d’une culture populaire. Par exemple, dans les années 1960, une contre-culture intéressée à diverses drogues s’est développée alors que la majorité de la population n’était pas intéressée par leurs usages. Pour ce qui des sous-cultures, on pourrait dire que les fans de football forment une sous-culture des fans de sports.

Les discussions sur la vie privée en ligne sont devenues proéminentes vers la fin des années 1980 et le début des années 1990, notamment avec la publications d’ouvrages légaux comme “The Right to Privacy” par Ellen Alderman et Caroline Kennedy, qui traite des droit à la vie privée au niveau légal et constitutionnel. Les cypherpunks ont saisi les opportunités offerts par la cryptographie pour aider à protéger la vie privée en ligne de tous et toutes.

Une courte histoire du mouvement Cypherpunk

Pendant que les recontres chez Cygnus Solutions se déroulaient sur la côte ouest Américaine, les cypherpunk sur la côté est travaillaient aussi pour protéger la vie privée des gens. Situé à Camden au New Jersey, un programmeur nommé Phil Zimmerman développa Pretty Good Privacy (PGP) en 1991 pour offrir une façon privée de communiquer aux utilisateurs du web. Zimmerman avait appris qu’un projet de loi du congrès voulait faire en sorte que les fournisseurs de communications électroniques soient exigés de révéler les communications des utilisateurs. Il renda donc PGP disponible publiquement. PGP encryptait les communications en utilisant l’échange de clés Diffie-Hellman, avec des clés de 128 bits. Le gouvernement américain pousuivi Zimmerman en cours, et utilisa ses pouvoirs pour retirer PGP d’Internet. Ensuite, le gouverment établi de nouvelles régulations encadrant l’encryption. Cinq ans plus tard, le gouvernment laissa tomber sa poursuite contre Zimmerman, mais cet évènement marquera le début d’un conflit entre les cypherpunks and Johnny Law. Les valeurs retrouvée dans premier amendement restent chères au coeur des cypherpunks, de même que pour la majorité des citoyens du monde.

Les cypherpunks ont aussi protégé les balbutiements du logiciel libre (open source). Au début, quand des noms comme Microsoft ou Apple n’existaient pas encore, la plupart les logicels étaient libres et les utilisateurs des ordinateurs les modifiaient régulièrement pour accomoder leurs besoins. En 1979, Richard Stallman travaillait encore pour le laboratoire d’intelligence articificelle du MIT. Il quitta le labo cette année là pour former GNU. C’est alors qu’un programmeur nommé Brian Reid modifia le code du logiciel de Stallman pour empêcher les autres programmeurs de l’altérer comme ils le voulaient. Stallman écrit alors le GNU manifesto, qui stipula qu’un utilisateur ne devrait pas seulement être en mesure d’exécuter un logiciel qu’il a obtenu; il devrait aussi pouvoir le partager, l’étudier, et y apporter des modifications. Il signa aussi la license GNU General Public et contribua à ce qui allait devenir le logiciel libre.

En 1991, une pièce clé du logiciel libre sera dévelopée par Linus Torvalds: le système d’exploitation Linux. Aujourd’hui, Linux propulse des serveurs, des téléphones intelligents, des tablettes et des PCs. Seulement un pourcent des meilleurs 500 super ordinateurs utilise un système d’exploitation différent. En 2005, Torvalds développa un autre bastion de la technologie d’aujourd’hui: GIT, sur lequel GitHub est basé. GIT est un système de contrôle de version qui trace les changements fait à des fichiers partagés, tel que les fichiers de code utilisé dans le cadre de développement open source. Par exemple, Bitcoin utilise GIT pour gérer les changements apportés au code par différents programmeurs.

Donc, maintenant vous savez comment la sous-culture des cypherpunks s’est développée à partir de la culture plus large des cyberpunks et comment le développement d’applications open source a d’abord contribué au développement du code Bitcoin et continue de le faire, mais vous devez également comprendre la contribution du pair à pair partage de fichiers.

Alors que le concept de torrent existait depuis un certain temps, Bram Cohen a publié en juillet 2001 une application facile à utiliser, Bittorent, qui mettait le partage de fichiers entre les mains de tous ou plutôt sur leurs ordinateurs de bureau. Une industrie du divertissement horrifiée a vu le torrent décoller et des sites comme The Pirate Bay et Napster ont mis gratuitement à disposition n’importe quel album, film, chanson ou émission de télévision. Son contrecoup a vu le Congrès créer des lois qui ont rendu les citoyens moyens hors la loi et les informations télévisées ont régulièrement rapporté l’arrestation et le procès d’adolescents et d’étudiants qui avaient téléchargé illégalement leurs chansons préférées afin de pouvoir les écouter sur leurs lecteurs .mp3. Une fois téléchargé, un fichier pourrait être partagé avec n’importe quel nombre d’utilisateurs qui pourraient également le télécharger en fournissant plusieurs copies pour que les autorités le poursuivent. Alors que l’application violait le droit d’auteur, la technologie sous-jacente a créé une protection idéale contre la censure ou la manipulation de fichiers.

La blockchain d’aujourd’hui
Cela nous amène à la façon dont les cypherpunks sont directement liés à Bitcoin et à sa blockchain. Aujourd’hui, Crypto Anarchy définit un cypherpunk comme un activiste ou un défenseur de «technologies de cryptographie et d’amélioration de la vie privée solides comme voie vers un changement social et politique». Historiquement cependant, plutôt que simplement de l’activisme, les cypherpunks ont développé le logiciel nécessaire pour effectuer le changement qu’ils souhaitaient expérimenter.

Le Bitcoin de Satoshi et sa blockchain représentent l’un de ces développements cypherpunk. Il utilise le concept d’égal à égal en s’exécutant sur des nœuds. Actuellement, environ 9000 nœuds hébergent une copie de la blockchain Bitcoin, la partageant avec le monde. Pour supprimer la blockchain, il faudrait supprimer simultanément les 9000 nœuds.

Comme l’indique le manifeste cypherpunk original, «la vie privée est le pouvoir de se révéler de manière sélective au monde». La blockchain fournit cela via ses nœuds avec des systèmes de transaction anonymes. Cela protège la confidentialité, non pas avec des transactions secrètes, mais avec un système qui permet aux individus de révéler sélectivement leur identité et leur transaction ou métadonnées quand ils le souhaitent. La blockchain utilise la preuve de travail (POW) développée en 2004 par Hal Finney et son suivi, la preuve de participation (POS) pour vérifier les transactions.

Le créateur de Bitcoin, Satoshi Nakamoto, a partagé avec le groupe Cygnus cypherpunk un article intitulé «Bitcoin: un système de paiement électronique pair à pair». Cela a donné un aperçu de l’introduction de Bitcoin. Le 3 janvier 2009, Nakamoto a extrait le bloc de genèse de Bitcoin.

Les cypherpunks ont développé la blockchain que vous connaissez maintenant sous le nom de Bitcoin. Bien qu’ils ne soient pas développés au sein du groupe formel, différents membres de la sous-culture ont développé des éléments technologiques de ce que Nakamoto a utilisé pour développer la blockchain.

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